Les Lettres de Santé & Nutrition 

 

L’acné chez l’adulte  - www.santenatureinnovation.com


Vous vous trompez si vous pensez que l’acné est un problème qui ne concerne que les adolescents. En effet, 25 % des hommes et 50 % des femmes en souffriraient à un moment ou un autre de leur vie adulte. Et même les plus grandes stars comme, par exemple, Victoria Beckham, Cameron Diaz ou Katy Perry qui peuvent pourtant s’offrir les meilleurs produits de beauté et dermatologues n’échappent pas aux problèmes de peau.

La médecine conventionnelle ne comprend pas toutes les raisons expliquant que certains aient la peau couverte de boutons et d’autres non, mais plusieurs facteurs pourraient jouer un rôle, à commencer par les antécédents familiaux, des modifications hormonales et le stress. Pourtant, la réponse des médecins à ce problème est généralement toujours la même : une crème ou un gel à action locale à base de rétinoïdes, d’antibiotiques, de peroxyde de benzoyle ou d’acide azélaïque et, pour les formes les plus sévères, des antibiotiques ou des rétinoïdes par voie orale. De plus, on prescrit souvent aux femmes un contraceptif oral.
 
Outre que ces médicaments sont la plupart du temps inefficaces, ils s’accompagnent de nombreux effets indésirables, des troubles cutanés mineurs tels que rougeurs, brûlures ou peau qui pèle (desquamation) avec un traitement local à des conséquences psychologiques et systémiques, dépression et troubles hépatiques (dans le cas d’une prise orale) notamment.

Il n’est donc pas étonnant que tant de personnes souffrant d’acné — et de scientifiques en dermatologie — cherchent un moyen plus efficace de traiter ce problème de peau si pénible. Par chance, plusieurs solutions non médicamenteuses ont fait leurs preuves.

Des plantes bénéfiques

 

    • Le thym. D’après les dernières recherches sur l’acné, le thym serait plus efficace contre ces boutons disgracieux que n’importe quelle prescription standard. Les chercheurs de la Metropolitan University de Leeds, au Royaume-Uni, ont récemment testé in vitro les effets de la teinture de thym, de souci et de myrte sur Propionibacterium acnes, la bactérie responsable de l’acné. Ils ont trouvé que si, avec les trois préparations, cinq minutes d’exposition suffisaient à tuer cette bactérie, la teinture de thym était la plus efficace. Mieux encore, l’effet antibactérien du thym était plus puissant que celui de la concentration habituelle de peroxyde de benzoyle, le principe actif présent dans de nombreux gels et crèmes anti-acné. Cette teinture n’a toutefois pas été testée sur la peau humaine et, par ailleurs, les résultats doivent encore être publiés. Néanmoins, ces découvertes récemment présentées à Dublin lors de la conférence de printemps de la Société de microbiologie générale suggèrent que le thym pourrait avoir un rôle important à jouer dans le développement des futurs traitements contre l’acné. Si vous envisagez d’essayer la teinture de thym, consultez au préalable un herboriste ou un phytothérapeute qualifié.


  • L’huile essentielle de tea-tree. Extraite des feuilles d’un arbre australien de la famille des myrtacées, Melaleuca alternifolia, l’huile essentielle (HE) de tea-tree est un autre antibactérien naturel contre l’acné. En effet, lors d’une étude, cette HE s’est montrée aussi efficace que le peroxyde de benzoyle : un gel à base de 5 % d’HE de tea-tree et une lotion à base de 5 % de peroxyde de benzoyle ont tous deux amélioré de manière significative un problème d’acné léger à modéré chez un groupe de 124 personnes qui en souffraient. Cerise sur le gâteau, l’HE de tea-tree présente moins d’effets indésirables (Medical Journal of Australia, 1990 ; 153 : 455–458). Une étude plus récente portant sur 60 personnes atteintes d’acné a montré qu’un gel à base d’HE de tea-tree était bien plus efficace qu’un placebo pour réduire le nombre et la gravité des boutons (Indian Journal of Dermatology, Venereology and Leprology, 2007 ; 73 : 22–25).
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    les lettres de Santé & Nutrition  : Infections : oserez-vous l'huile essentielle d'origan ?


    Cher lecteur,

    La première fois que j'ai utilisé de l'huile essentielle d'origan, je me trouvais à l'étranger, pour raison professionnelle.

    Je ne sais pas ce qui m'a pris. Etait-ce la jeunesse, le décalage horaire, les quinze heures de vol, la moiteur tropicale, le cocktail Mojito chargé, les créatures qui glissaient dans la pénombre ?

    Toujours est-il que, pressé d'en finir avec cette toux qui m'empêchait depuis des semaines de dire trois mots, j'acceptai un sucre sur lequel mon hôte avait versé quatre gouttes d'huile essentielle d'origan (retenez bien, quatre).

    Instantanément, j'ai cru que j'allais devoir être rapatrié d'urgence en avion sanitaire en Europe.

    De mes deux yeux coulaient, que dis-je, pissaient des jets de larmes. Ma langue et mon palet ne brûlaient plus : je croyais qu'ils avaient été arrachés.

    « Si ça fait mal, c'est que ça fait du bien »

    Comme pour toutes les huiles essentielles, rien n'est plus énervant que de lire la notice ou de consulter un recueil, tant la liste des effets prétendument positifs est longue. De la chute des cheveux au typhus, en passant par les douleurs menstruelles, l'huile essentielle d'origan soigne tellement de choses qu'on s'y perd... et qu'on y croit plus.

    Toujours est-il que ma douloureuse expérience avec l'huile d'origan s'est bien terminée.

    Après une quinzaine de minutes de souffrances, vous l'avez compris, atroces, la brûlure diminua pour laisser place à une impression d'anesthésie. Ma toux, elle, n'avait pas disparu, et je terminai la soirée résigné à chercher un remède moins dangereux. Ce fut inutile, puisque je me réveillai, le lendemain, complètement guéri.

    Il semblerait donc que l'huile d'origan soit bel et bien anti-infectieuse, ce qui est sa première indication. En tout cas, cette expérience a confirmé le dicton favori de ma grand-mère : « Si ça fait mal, c'est que ça fait du bien. »

    Comment ne pas faire la même erreur

    Vous pouvez utiliser l'huile essentielle d'origan sans subir les mêmes inconvénients que moi.

    D'abord, il y a une question de dose : quatre gouttes ne sont pas utiles, ni même recommandées. Deux gouttes suffisent amplement.

    Ensuite, ne faites pas comme moi l'erreur de les prendre sur un sucre. Il vaut beaucoup mieux diluer l'huile essentielle d'origan dans une autre huile, comme de l'huile d'amande douce ou d'ailleurs n'importe quelle huile alimentaire. Diluez la à 20 % maximum (c'est à dire une goutte d'huile essentielle d'origan pour 4 gouttes d'huile alimentaire), et mettez ce mélange sur un morceau de pain.

    Vous pouvez réduire encore le risque de brûlure en prenant l'huile essentielle d'origan sous forme de gélules, au rythme de trois par jour, selon les conseils de votre thérapeute. L'avantage supplémentaire est que vous êtes ainsi sûr d'avoir le bon dosage. Chaque gélule contient alors autour de 45 mg d’huile d’origan standardisée pour apporter 70 % de carvacrol, un composé phénolique connu pour ses propriétés anti-infectieuses à large spectre d’action.

    Rappelez-vous enfin que les huiles essentielles ne conviennent généralement ni aux femmes enceintes, ni aux enfants. Et c'est particulièrement vrai pour l'origan, qui ne doit jamais être donné aux femmes enceintes ou allaitantes. Les huiles essentielles sont des produits dangereux, surtout si vous vous en mettez dans les yeux. La seule chose à faire est alors de vous rincer, non avec de l'eau (ça ne sert à rien) mais avec de l'huile alimentaire.

    Ces précautions étant prises, je vous encourage fortement à acheter une petite bouteille d'huile essentielle d'origan et de faire vos propres expériences avec. C'est un remède puissant. Ayez la toujours à portée de la main, et utilisez là chaque fois que vous toussez, crachez, mouchez ou que vous manifestez d'autres signes d'infection, avant de vous précipiter sur des médicaments chimiques.

    L'huile essentielle d'origan à toutes les sauces

     

    Plus qu'apprendre par cœur les listes encyclopédiques d'indications sur les vertus réelles ou supposées des huiles essentielles, c'est en fait par la pratique que vous apprendrez le plus vite à vous en servir, pour vous et votre entourage.

    Le problème en effet, c'est que la liste des indications est incroyablement longue et variée. Je ne trouve pas crédible d'affirmer qu'un seul produit puisse avoir tant d'utilisations différentes. De plus, en aromathérapie (l'art d'utiliser les huiles essentielles), ce sont souvent des mélanges qui sont conseillés. Le nombre de combinaisons possibles est donc illimité, et toutes ne fonctionnent pas avec tout le monde.

    Vous devez donc faire vos propres expériences. Toutefois, sans vous garantir que cela marche à chaque fois, vous serez peut-être intéressé de savoir que, selon le site Internet « L'art de vivre sain » (1), l'huile essentielle d'origan :

     

      • combat les infections virales et bactériennes ;


      • augmente la puissance du système immunitaire ;


      • allège la congestion des poumons, des sinus et soulage la toux ;


      • aide à soigner les bronchite, sinusite, pneumonie et rhume des foins ;


      • réduit l’acné et débloque les pores ;


      • guérit la peau sèche, les infections, piqûres d’insectes ;


      • aide le psoriasis et l'eczéma, soulage les coups de soleil ;


      • combat les champignons sous les ongles des pieds et des mains ;


      • soulage l’indigestion, les nausées, diarrhées et les gaz ;


      • détend le système digestif et diminue les douleurs et les malaises ;


      • détruit le candida albicans et les infections parasitaires ;


      • soigne les infections urinaires, et le feu sauvage ;


      • traite la douleur et l’infection des dents et des gencives, abcès ;


      • nettoie les dents (poudre d'origan) et rafraîchit l’haleine ;


      • stimule la digestion, ouvre l'appétit et a une action bienfaisante sur le foie ;


      • encourage la venue des règles, calme également les douleurs menstruelles ;


      • stimule la repousse des cheveux ;


      • calme les démangeaisons et les piqures d'insectes ;


    • lutte contre les douleurs spasmodiques, la fatigue et le stress.

    Elle serait « aussi efficace que les antibiotiques mais sans leurs inconvénients (empoisonnement de l'organisme et notamment du foie) pour combattre les infections bactériennes, les virus, fongus et parasites ».

    Tout un programme, qui vaut bien les quelques euros que vous coûtera une fiole de 10 mL d'huile d'origan.

    A votre santé !

    Jean-Marc Dupuis


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    les lettres de Santé & Nutrition 

    Pourquoi tant d'hostilité contre les médecines naturelles ?


    Les médecines naturelles sont un domaine plus surveillé par les autorités que bien des activités criminelles.

    La vente de compléments alimentaires naturels (plantes, vitamines, acides gras, acides aminés, minéraux, etc.), par exemple, est réglementée de façon beaucoup plus stricte que la vente de tabac, d'alcool, d'armes, ou encore de films incitant à la violence.

    Le cas de la vitamine D

    Pour illustrer la rigidité de la situation, nous allons parler d'un produit naturel dont aucun scientifique sérieux ne peut contester les bienfaits : la vitamine D.

    La vitamine D est produite dans votre peau sous l'effet du soleil, et plus précisément sous l’action des rayons ultraviolets. Dans les pays du Nord de l’Europe, 75 % de la population souffre d’une carence en vitamine D pendant l’hiver. Cette carence est d'autant plus répandue que les foies de morue et de flétan et les poissons gras (sardines, hareng, maquereau, thon etc.) qui sont les principales sources alimentaires de vitamine D, sont de moins en moins consommés.

    Or, manquer de vitamine D a des effets graves. Cette vitamine joue un rôle essentiel dans la régulation du métabolisme phosphocalcique (indispensable au bon fonctionnement musculaire, intestinal, neurologique et à la minéralisation des os) ; elle est aussi fortement impliquée dans la synthèse de l’insuline par le pancréas. Enfin, elle exerce des fonctions physiologiques de type hormonal sécostéroïde en exerçant de multiples effets sur l’expression des gènes.

    En effet, la vitamine D influence plus de 3000 gènes dans le corps dont, par exemple, les gènes qui contrôlent la lutte contre les infections, et qui produisent plus de 200 peptides anti-microbiens.

    Et ce n'est pas tout !

    Les études scientifiques ont établi un lien incontestable entre le taux de vitamine D et l'état de santé :

    • Selon une méta-analyse de 18 études en double aveugle randomisées, un taux élevé de vitamine D dans le sang réduit le taux de mortalité toutes causes confondues [1]. Une étude en double-aveugle, ou double insu, est une étude où des personnes suivent un traitement ou un placebo (faux médicament), sans que ni leur médecin, ni elles-mêmes, ne sachent si elles reçoivent le traitement ou le placebo.
       
    • Une étude récente a montré que le nombre de décès au Canada pourrait être réduit de 37 000 annuellement, soit 16 % des décès du pays, si la population avait un taux de vitamine D plus élévé [2].
       
    • Une étude réalisée en commun par les universités de Graz (Autriche) et Heidelberg (Allemagne) est arrivée à des conclusions similaires, en février 2009 : 3200 hommes et femmes de 62 ans en moyenne ont été observés sur une période de sept années. 740 sont décédés entre temps. Parmi les personnes décédées, elles étaient deux fois plus nombreuses à avoir un taux de vitamine D réduit, qu'un taux de vitamine D élevé.
       
    • Grâce à ses effets bénéfiques sur le système immunitaire, la vitamine D pourrait avoir un puissant effet de protection contre le cancer. Les chercheurs sur le cancer de l'hôpital Mount-Sinai de Toronto (Canada) ont comparé les habitudes alimentaires de 760 femmes ayant le cancer du sein à un groupe de 1135 personnes en bonne santé. Ils ont constaté que les personnes ayant un bon taux de vitamine D avaient 24 % de risques en moins de tomber malade. Des résultats similaires ont été observés pour le cancer de la prostate et du colon.
       
    • Les chercheurs de l'Institut du Coeur de Kansas City (USA) ont également démontré un effet protecteur de la vitamine D sur le coeur et les artères. En décembre 2008, ils ont évalué les données concernant plus de 10 000 personnes test, sur une durée de dix-sept ans. Il s'est révélé qu'un taux réduit de vitamine D dans le sang doublait le risque d'infarctus. Une cause possible de cet effet protecteur est la capacité de la vitamine D à diminuer la pression sanguine.

    Face à tous ces bienfaits (et il y en a d'autres), la vitamine D présente aussi des dangers pour la santé. Mais ces dangers sont limités : il est impossible de souffrir de surdose de vitamine D par sa seule alimentation. Et il faut prendre quotidiennement des doses supérieures à 20 fois les apports journaliers recommandés (AJR), autrement dit avaler une douzaine de pilules ou d'ampoules de vitamine D par jour, pour observer des effets indésirables.

    Vous pourriez donc penser qu'une complémentation modérée de vitamine D, dans les populations déficitaires, serait favorisée par les pouvoirs publics ; que le ministère de la Santé informerait le public ; et que les fabricants de ces compléments seraient autorisés à signaler les bienfaits à attendre de cette vitamine, par exemple en diffusant les résultats des études scientifiques citées ci-dessus.

    Eh bien pas du tout. La vente de vitamine D à des doses suffisantes pour avoir un effet bénéfique réel est strictement interdite sans ordonnance d'un médecin. Ce qui explique que seule une infime proportion de la population, particulièrement bien informée et motivée, bénéficie des nouvelles découvertes sur la vitamine D.

    Non seulement les fabricants de compléments alimentaires ne sont pas encouragés à informer le public de ses bienfaits, mais il leur est même interdit de le faire, et même de vendre des doses de 5 microgrammes de vitamine D (Apport Journalier Recommandé officiel).

    De plus, s'ils vendent de la vitamine D en citant sur la notice une seule des études citées plus haut, ou s'ils laissent entendre dans la présentation du produit qu'elle peut avoir un bienfait pour la santé, quel qu'il soit, ils sont passibles des poursuites prévues à l'article L5122 du Code de la Santé Publique.

    Interdiction des allégations thérapeutiques

    Il est interdit aux fabricants de compléments alimentaires de mentionner sur leurs produits les effets  escomptés sur la santé, les maladies, en termes de prévention comme de guérison.
    Si on suit la réglementation actuelle jusqu'au bout, il est interdit à une marque d'eau minérale d'indiquer sur l'étiquette que l'eau « aide à prévenir la déshydratation ». Ce n'est pas un canular, mais l'expérience réelle que viennent de réaliser deux chercheurs allemands, dont la demande a été refusée par l'agence européenne du médicament.

    La conséquence est que les patients en sont réduits à courir des risques insensés en recherchant sur Internet des indications sur les compléments alimentaires qu'ils achètent. Risques insensés non parce que les produits qu'ils prennent pourraient leur causer des inconvénients, mais parce qu'ils ont de grands risques de passer à côté d'un produit qui pourrait les aider. Et pourtant, cette interdiction d'information est imposée au nom de « la protection de la santé publique ».

    En prenant ainsi la défense des fabricants de compléments alimentaires, je sais que je m'expose à être critiqué comme un « suppôt de l'industrie » et des « vendeurs de pilules ».

    Mais mon activité professionnelle ne consiste pas à vendre de tels produits : elle consiste à produire et publier de l'information sur la santé naturelle. J'aurais tout à perdre, en terme de crédibilité, à prendre le parti de tel ou tel secteur de l'industrie. Et précisément, ainsi que je le dis toujours, votre meilleure source de vitamine D est entièrement gratuite puisque c'est... le soleil !!

    Comment en est-on arrivé là ?

    L'hostilité des pouvoirs publics vis-à-vis des médecines naturelles date de la Seconde Guerre Mondiale, lorsque fut créé l'Ordre des Médecins en 1940, et que fut supprimé le diplôme d'herboriste en 1941.

    Il s'agissait de faire entrer le pays dans la médecine « scientifique moderne ».

    Il faut se replacer dans le contexte de l'époque pour comprendre cette démarche.

    En toute bonne foi, des médecins, des chercheurs et des responsables politiques ont créé un système de santé centralisant tout le pouvoir et les ressources financières pour, selon leur vision, découvrir, et imposer, la meilleure solution, le meilleur protocole de traitement pour chaque maladie.

    Cette démarche leur paraissait d'autant plus légitime que beaucoup étaient persuadés que ce n'était qu'une question de temps avant qu'on trouve un vaccin, ou des médicaments quelconques, qui viendraient à bout de toutes les maladies.

    Le Ministère de la Santé en France développa une technostructure complexe faite d'un enchevêtrement d'agences, de comités, de « hautes autorités », d'ordres et de commissions, qui prirent sur eux de prendre les grandes décisions concernant la santé de la population. Les médecins, dans leur optique, devaient être traités comme de simples courroies de transmission soumises à leurs ordres et à leurs règlements. Les patients, eux, ne devaient plus avoir leur mot à dire puisqu'ils n'avaient pas la compétence technique pour comprendre ce qui était le meilleur pour eux.

    L'Ordre des Médecins commença à imposer des protocoles de traitements standardisés, et à exclure les médecins qui refusaient de s'y soumettre. Une fois exclu de l'Ordre, un médecin n'a plus l'autorisation d'exercer la médecine. C'est donc une sanction extrêmement grave pour lui. Non seulement il perd son métier, mais il subit une opprobre telle que rares sont les médecins qui osent s'exposer à de telles sanctions – et personne ne peut leur en vouloir.

    La médecine française a donc été mise au pas, et forcée d'entrer dans un seul moule. Un nombre incalculable d'herboristes et de guérisseurs, héritiers de traditions ancestrales d'une richesse pourtant fabuleuse, se retrouvèrent du jour au lendemain passibles de poursuites pour « exercice illégal de la médecine », ou « exercice illégal de la pharmacie » sous prétexte qu'ils n'avaient pas, et ne pouvaient pas, adhérer à l'Ordre des Médecins ou des Pharmaciens. Il en fut de même dans les monastères où certains religieux se transmettaient encore des savoir-faire médicinaux datant de la nuit des temps.

    On imagine le scandale que causerait une telle décision, prise aujourd'hui par le gouvernement du Brésil par exemple, qui imposerait du jour au lendemain sur toute l'Amazonie que seuls les médecins dûment diplômés des facultés d'Etat des villes côtières occidentalisées aient le droit de prodiguer des soins, ou de donner des plantes aux malades.

    Nul doute que des mouvements énormes de protestation seraient organisés à l'ONU, à l'UNESCO, et par les ONG du monde entier au nom du « respect des cultures », pour protester contre une tentative aussi barbare de faire table rase du passé. C'est pourtant exactement l'oppression qui a été imposée, et qui continue d'être imposée, en France sur les malades et les médecins bien qu'en Occident, le savoir en occident se soit aujourd'hui très largement perdu.

    Un couvercle de plomb

    Protocoles de traitements de la moindre maladie, autorisations de mise sur le marché des médicaments, taux de remboursement, prix des consultations, critères de sélection des médecins, nombre de diplômes de médecins délivrés (le fameux numerus clausus), répartition territoriale des hôpitaux et cliniques, campagnes de vaccination, tout fut donc désormais décidé par le seul Ministère de la Santé, et la technostructure qui en dépend. Aujourd'hui encore, c'est lui, et lui seul, qui décide ce qu'il faut faire et penser dans tous les domaines de la médecine et de la santé : ce que votre médecin a le droit de vous prescrire, les traitements que vous avez le droit d'entreprendre.

    Cette situation est potentiellement génératrice de souffrance pour les patients, qui peuvent avoir l'impression de n'être qu'un rouage du système de santé. Mais elle est également d'une grande violence pour les médecins, qui peuvent avoir le sentiment que les conditions ne sont plus réunies pour qu'ils puissent remplir leur mission auprès des malades.

    L'extrême sévérité et rigidité du système de santé à l'encontre des médecins « déviants » n'a toutefois pas permis de protéger le public contre les charlatans, qui semblent même être plus nombreux que jamais, ainsi qu'en témoigne le rapport, certes critiquable par bien des aspects, de la Miviludes (Mission de vigilance contre les sectes) paru le 10 juin 2011 au sujet des dérives sectaires dans le monde des thérapies parallèles.

    Tout se passe comme si le couvercle de plomb qu'on a voulu imposer sur la santé, avait en réalité servi de serre protectrice pour que se développe, en France, une myriade de pratiques thérapeutiques douteuses. Ces dérives sont d'autant plus dangereuses que le patient en quête de solutions naturelles n'a plus aucun moyen de distinguer les thérapeutes sérieux des autres, tous étant soumis à la même suspicion, voire aux mêmes interdictions, dès lors qu'ils ne suivent pas les protocoles officiels.

    Il est alors aisé pour un authentique escroc de crier à la persécution, ou aux atteintes à la liberté individuelle, alors qu'il met réellement en danger la vie de ses victimes.

    La plus totale confusion, donc, règne.

    La révolution Internet

    Ce n’est pas parce qu’il y a un problème qu’il y a une solution.

    Ainsi beaucoup de personnes malades aujourd’hui ne peuvent-elles pas compter, sans d’immenses risques et difficultés, échappper au carcan médical créé par le Ministère de la Santé, et à tous ses dangers.

    Elles n’auront probablement jamais accès à l’information, ou au médecin alternatif, qui existe peut-être quelque part, et qui détient la solution pour les soigner.

    Et de toutes façons, ne serait-ce que parce seuls les soins agréés ne leur sont remboursés, elles sont obligées de s’y soumettre pour des raisons financières, même si elles savent qu’il existe, ailleurs, des alternatives meilleures pour elles. Il n’y a pas le choix.

    En revanche, rien n’interdit aux plus jeunes d’entre nous d’espérer avoir, un jour, la liberté de choisir leur médecine.

    En termes de prévention également, la recherche scientifique progresse rapidement et les possibilités sont de plus en plus grandes. La seule difficulté est d’avoir accès à une information scientifique fiable et objective.

    Mais grâce à Internet, d’immenses horizons de liberté se développent depuis plusieurs années. Cette lettre d’information gratuite est, je l’espère, un moyen pratique et agréable d’acquérir une culture générale sur la santé naturelle, et qui peut se révéler vitale un jour pour vous ou pour un de vos proches. Informer le public le plus largement possible, c’es en tout cas une façon de mener le combat pour la défense de l’intérêt des patients.

    Puissions-nous, chacun là où nous nous trouvons, oeuvrer comme nous le pouvons pour que la médecine se recentre sur un seul objectif : la bonne santé… naturellement.

    A votre santé,

    Jean-Marc Dupuis

    Cet article avait fait l'objet d'une première parution dans S&N le 31 août 2011.

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Les femmes s'appliquent 515 produits chimiques sur le corps chaque jour

 

Chère lectrice, cher lecteur,

Nos parfums, déodorants, maquillages, teintures pour les cheveux, crèmes de jour et de nuit, anti-moustiques, savons et produits de vaisselle contiennent tous potentiellement de dangereux produits qui peuvent pénétrer au plus profond de nos organes et déclencher des maladies mortelles.

Selon une enquête conduite par Bionsen, une société de cosmétiques britannique qui vend des déodorants sans aluminium, une femme applique en moyenne 515 produits chimiques sur son corps chaque jour.[1]

Et le pire, c'est que non seulement nous nous causons du tort, mais nous transmettons ces poisons à notre descendance : par exemple le triclosan et le triclocarban, deux agents anti-bactériens présents dans de nombreux produits de consommation courante, sont retrouvés dans l’organisme des femmes enceintes et peuvent être transférés au fœtus !!

Regardez ce très important dossier sur le savon.

Nos savons soi-disant « naturels » - sont bourrés de produits chimiques. Il est temps de redécouvrir ce secret de nos grand-mères - et d’autres - qui pourraient vous éviter bien des complications. Apprenez aussi à reconnaître, dans les pièges tendus par les fabricants, un vrai savon de Marseille, un vrai savon d’Alep, et un vrai…savon poubelle, qui abîme la peau ! Apprenez à faire vous-même votre propre savon de corps bon pour la santé !

 

http://www.lanutrition.fr/les-news/les-femmes-appliquent-515-substances-chimiques-sur-leur-corps-chaque-jour.html

 

Une enquête conduite par Bionsen, une société de cosmétiques britannique qui vend des déodorants sans aluminium (soupçonné d’être toxique pour les neurones) ni parabène (un conservateur soupçonné par certains de favoriser le cancer du sein) révèle qu’une femme applique en moyenne 515 produits chimiques sur son visage et son corps chaque jour : maquillage, rouge à lèvres, parfums, lotions, mascara, etc.

 

Selon cette étude, une femme utilise en moyenne 13 produits de beauté différents qui, pour la plupart, renferment au moins 20 ingrédients et additifs dont certains n’ont pas été testés correctement pour leurs effets sur la peau et sur la santé en général.

 

Une étude américaine de 2006 conduite par une association, l’Environmental Working Group (EWG), avait trouvé que 11 % seulement des substances contenues dans les cosmétiques ont été évalués par des tests de toxicologie adéquats (1). Certains produits sont soupçonnés d’être cancérogènes ou de perturber l’équilibre hormonal.

 

L’usage de produits cosmétiques tend à se répandre de plus en plus tôt. 90 % des adolescentes américaines se maquilleraient selon une enquête de 2004 ; ce serait aussi le cas de 63 % des moins de dix ans. Les jeunes filles et jeunes femmes sont aussi plus nombreuses à utiliser des cosmétiques plus actifs ou plus agressifs sur les cellules de la peau et réservés jusqu’ici aux femmes mûres.

 

 


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